AccueilFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Kida O'Yrwaï°°•○ v.2

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Kida
~| Glorieuse Malédiction
avatar

Nombre de messages : 1254
Age : 25
Localisation : ~Là où l'on peut tuer~
Camp : ...Celui du Chaos...
Métier : Mercenaire du Chaos XD
Date d'inscription : 19/11/2006

Curriculum Vitae
Métier: Mercenaire du Chaos...
Rang: Maîtresse

MessageSujet: Kida O'Yrwaï°°•○ v.2   2009-11-06, 14:23

¤ Identité du personnage ¤


Nom :O'Yrwaï
Prénom : Kida
Age : 19 ans
Sexe : Féminin
Faction : Nope. Bon, ok, Valinguite. Mais si on l'attaque, elle mord, quel que soit le camp. Pareil si on l'embête. Et, quoi qu'il en soit, elle n'obéit à personne. En outre, jamais elle ne combattra son frère, ou sa mère, ou Almimbdi, ou un de leurs amis, qui sont pourtant alavariens...
Métier : Mercenaire du chaos


¤ Structure du personnage ¤


Physique:

--Physique:

1_Kida fait 1m70. Elle est mince, pas très très musclée, en apparence . On la trouve plus souvent en train de sauter, courir et grimper que marcher. Lorsqu’elle se déplace elle a une démarche glissante, comme pour épouser les mouvements du sol, c’est une habitude qu’elle a gardé de son ancienne vie (cf. histoire).
Elle se tient assez droite.
Elle porte beaucoup de bracelets au bras gauche qui font un léger tintement lorsqu’elle les bouge. Cependant, elle a également une sorte de manche de fourrure blanche au reflets bleutés qu’elle passe au-dessus ses bracelets pour en étouffé le bruit. Elle a porte un pendentif: une pierre bleue accrochée à une très courte chaîne d’argent autour de son cou.
Elle a, sur tout le corps, quelques taches de rousseurs et grains de beautés et porte un très fin couteau retenu par une ceinture de cuir à la taille.

2_ Son visage oscille entre le rond et le fin. Elle a un front légèrement plus grand que la moyenne. Son nez assez fin et un peu en trompette fait ressortir ses grands yeux brillants bleus, verts ou gris selon le temps et la saison. Sa bouche est moyenne très rose et bien dessinée, toujours souriante. On peut remarquer, si on regarde bien, qu’elle a deux taches de rousseur juste à côté de l’oreille droite. Ses cheveux, d’un blond vénitien parsemé de mèches rousses, sont d’un de ces raide qui se boucle lorsqu’il pleut, toujours en bataille et qui, pourtant, lui tombent gracieusement jusqu’au milieu du dos. Elle a un dégradé qui commence au bas de ses joues.
Sa peau, assez pâle à la base à, au fil des heures restées dehors, acquis un léger hâle qui fait pétiller ses yeux. En haut de son oreille droite, elle porte 3 boucle d’oreille : une feuille en argent, un soleil en argent et une pierre orange.
Elle est presque toujours souriante et même eux qui la connaissent ont du mal à se remémorer à quoi ressemble son visage lorsqu'elle paraît triste.

--Vêtements: Elle aime être habillée léger. En général, elle porte comme haut une sorte de « bandeau » qui s’arrête juste en dessous des seins. Il est en fourrure retournée, de couleur blanche avec des reflets bleutés. Ce haut peut s'accompagner selon ses envies d'une veste avec ou sans manche, d'un pantalon de cuir ou d'un short et de botte ou de bottines en cuir.
Elle a toujours une ceinture où elle range ses couteaux.







{ Facultatifs :

Philosophie de la vie : La vie est courte. Et les autres ne contribuent en général pas à la ralonger...
L'égoïsme n'est pas un défaut, mais une manifestation de l'intelligence.
Thème Musical : Jason Mraz --- I'm Yours }






--Histoire:

(la même que l'ancienne, à quelques détails prêt, et avec un petit rajout)


~~~De 0 à 1 ans~~~


C’est un vendredi que tout a commencé… Vers une heure du matin, dans l’archipel Aline. Un petit cri retentit dans une maison, non loin du bord de mer. Kida. Fille d’EM’alsy et de Tit’Ikti O’Yrwaï, mariés depuis peu.
Mais ils ne resteront pas aux Alines car ils ont décidés de parcourir les océans. Oui, ils se sont engagés dans une sorte de programme. Dans une semaine eux et leur toute jeune fille embarqueront dans un bateau avec plusieurs autres famille et iront explorer les océans, sans aucun espoir de retour dans leur terre natale. Si, par hasard ils trouvent une terre inconnue, ils seront chargés de s’y installer et de prévenir leurs compatriotes qui viendrons les rejoindre. Sinon, ils passeront leur vie en mer…
Une semaine plus tard, les voilà qui montent sur le bateau. EM’alsy tient dans ses bras sa fille. Elle est inquiète, mais pas pour elle, pour Kida. Elle ne veut pas que sa fille finisse sa vie dans ce bateau, si par hasard ils ne trouvaient pas de Terre inconnue. Elle lance un regard anxieux à Tit’Ikti qui la rassure. Le voyage ne serait pas long. Une fois sur le pont, elle regarde un dernière fois la terre où elle a grandit. Puis le bateau s’en va, lentement…Pendant six mois il naviguera sur le grand océan du Sud, puis sur la mer des Brumes.
Mais un jour, alors que le bateau navigue vers l’Est: « Terre ! Terre ! » EM’alsy sort en courant de sa cabine. C’est impossible, il n’y a pas de Terre connue à l’Est de la mer des Brumes…a moins que… ? Mais oui ! Ca y est ! Elle regarde Kida dans son berceau. Celle-ci a grandit et, à six mois, on sent déjà une vive intelligence dans son regard. Elle n’est pas la seule enfant sur le bateau et toutes les mères sont secrètement soulagées de ne pas avoir à leur imposer cette vie de nomade. Bientôt, on accoste. C’est bien une terre inconnue.
Et un désert, qui s’étend à perte de vue. On décide de le traverser.
Un long trajet commence mais quelques jours plus tard, la nourriture vient à manquer. Inutile de s’inquiéter, un veilleur jure avoir aperçut des oiseaux, des sortes de gros coureur. Qu’à cela ne tienne ! On engage la chasse et les hommes, trop contents de s’amuser un peu, y vont en nombre (Colonie : 11 hommes, 11 femmes, 2 adolescents garçon et 5 enfants de 6ans à 7 mois) seul deux restent pour surveiller les femmes, au cas ou. Les deux garçons insistent pour venir. On accepte.
Une heure, deux, puis trois s’écoulent. Inquiets, on va chercher les chasseurs. Un cri retentit derrière un buisson. C’est une femme, elle les a trouvé … tous mort. Ils sont tombés sur 7 coureurs carnivores. Des plaintes et des lamentations s’élèvent.
EM’alsy détourne les yeux de cet affreux carnage. Mais elle est soulagée. Son mari n’est pas parmi eux. Il était resté. C’est maintenant à lui d’assurer la survie de la colonie.
Il ordonne le départ pour qu’on ne soit pas trop bouleverser. Trop tard. Deux femmes veulent rester près de leur mari. On essaie de les convaincre mais il n’y a rien à faire, alors on repart. Le cœur gros et l’estomac creux. La traversée dure encore deux semaines, rallongée par les poses trop fréquentes. On mange ce qu’on peut trouver, c'est-à-dire presque rien. On ne s’est pas risqué une seconde fois à la chasse et on ne cueille plus de baies car trois enfants et quatre adultes (1 homme et 3 femmes) sont mort d’un empoisonnement. Les deux derniers enfants sont des bébés, l’un est orphelin. Le dernier homme, Tit’Ikti, est soucieux : Si la traversée ne se termine pas très vite, tous mourront. Il semble que Falm’Tila ait attraper une maladie.
Enfin, au bout de deux semaines, on arrive en bordure d’un fleuve . Un fleuve !!! Tous se précipitent pour boire. Mais la tribu s’est encore rétrécie : Une femme et son bébé sont morts de soif et Kida a de la fièvre, à force de déshydratation. En plus, deux femmes souffrent d’une maladie étrange et toussent à s’en arracher les poumons. Une troisième est atteinte mais résiste. Enfin on arrive aux portes d’une cité . Ainsi, cette contrée est habitée…Trop heureux de trouver de quoi se restaurer convenablement on trouve une auberge et ont festoie toute la soirée. Seulement, le lendemain matin, Falm’Tila se sent mal. Elle crache du sang. On demande à l’Aubergiste un médecin, il arrive. Il dit que cette maladie s’attrape en cas de déshydratation, et si on mange des choses qui ont été touchées par des coureurs. Elle est très contagieuse et il n’existe que des « remèdes de grand-mère » pour la soigner. La plus part inefficaces. L’aubergiste entendant ces paroles les chasse et ils se retrouvent dehors. Les habitants de la ville tout aussi mécontents leurs indiquent qu’il peuvent traverser la chaîne de montagne qu’ils nomment « l’échine du serpent » en prenant une passe et les mettent dehors. Les revoilà « à la rue ». Enfin, au moins, ce n’est plus le désert.
On recommence à marcher mais, au soir du deuxième jour, Falm’Tila agonisent et meurent. Toutes les femmes ont attrapées cette maladie. Bientôt, il ne restent plus, dans la tribue, que les O’Yrwaï et une femme. Et personne pour les secourir. Ils ont bien vu une cité énorme entourée de murs d’enceinte géant, mais EM’alsy, dans le délire d’une fièvre incontrôlable à refusé de s’en approché. On continue donc.
Au dixième jour, la femme qui accompagnait les O’Yrwaï meure elle aussi. EM’alsy ne crache pas encore de sang, mais ça ne saurait tardé et Tit’Ikti sent le mal l’envahir. Kida tousse. Au treizième jour EM’alsy commence à craché du sang. Elle ne peut plus bougée et est allongée au milieu des herbes folles. Tit’Ikti la recouvre de son manteau, s’assoie et cale sa fille dans ses bras. Il attend la mort qui viendra inéluctablement. Bientôt lui aussi gagné par la fièvre, il s’évanouit. Il ne se réveille qu’au petit matin. Sa femme et sa fille ne sont pas encore mortes. Ce n’est qu’une question de temps. Mais il lève les yeux et voit une forme au loin. Elle se rapproche. Un bateau ? Oui, c’est un bateau, mais pas comme celui qu’il a laissé sur la côte, avant le désert. Celui-ci a des roues. Il est immense ! Tit’Ikti fait des grand signes. Pourquoi ? Il n’en sait rien mais un instinct de survie le pousse à se manifester. Un homme descend.
« _Que faite vous là ? Vous êtes étrangers. Qu’est ce qui vous amène ?
_Tout d’abord, je me nomme Tit’Ikti O’Yrwaï et voici ma femme et ma fille.
_ Et moi mon nom est Uïlpa, je suis le chef de ce bateau. »
Tit’Ikti explique sa situation (sauf la « mission » dont on l’avait chargé et ses origines), avec toute l’énergie que peut apporté une situation désespérée. Uïlpa l’écoute et, après une longue réflexion, se décide à les prendre sur son bateau. Il a un remède qui peut certainement les sauvés et il a pour cet homme une sympathie naturelle que rien ne peut expliquer. De plus, il n’est nautonier que depuis une Lune et est contre la tradition qui veut qu’aucun étranger ne monte à bord d’un bateau Haïnouk.
Ainsi ils montent sur le bateau. Mais Tit’Ikti est toujours inquiet : ce n’est pas parce que ces gens étranges les ont recueillit qu’ils vont pouvoir les sauvés… Cependant il s’endort, exténué. Mais il a tord : ces gens les soignent lui, sa femme et sa fille dans les jours qui viennent. Puis, un mois après, ils leur annoncent qu’ils peuvent faire partis de la tribu, comme ils l’ont demandé. Ils n’ont nul part où aller et on a eu pitié d’eux. C’est alors que revient à la mémoire de Tit’Ikti la promesse qu’il a faite au sien. Seulement, ces gens qui l’ont accueilli lui demande maintenant d’oublier son ancienne nation s’il veut faire parti de la leur.
*Qu’importe, je ferai partit des deux mais personne ne le saura jamais*, pense-t-il. Mais on ne peut pas toujours tout prévoir…

Kida ne connut jamais cet épisode de sa vie.


~~~ De 1 à 13 ans~~~



Ainsi, pendant plusieurs années, ils restèrent sur le bateau. Ils faisait maintenant partit intégrante
de la tribu.
Kida eut un frère, Liv.
Elle grandissait et était très joueuse, toujours de bonne humeur,
riant pour tout et rien, ayant de nombreux amis. Elle se révéla très vite vraiment habile pour
grimper au mât, plus habile que n’importe lequel des autres enfants. Ses parents se demandaient
si elle s’apercevrait qu’elle n’était pas de la même origine que ses amis. Cela n’arriva jamais.
Très
charismatique, elle était déjà vers sept ans la « chef » des enfants du bateaux (ceux qui avaient
entre 5 et 10 ans…) .
Seulement, les différences d’origine, même si elles ne reparaissent pas
consciemment, modifient le comportement. Ainsi, vers huit-neuf ans, elle commença à en avoir assez
de ne jamais descendre du bateau et de ne pas pouvoir explorer les alentours de la plaine. Elle
communiqua son agacement aux autres enfants et pendant environ un mois, il y eut un grand
désordre sur le bateau. Mais cela n’aurait eu aucune importance notable si ça n’avait pas fait
« soupçonné » EM’alsy et Tit’Ikti : En effet, fidèle à sa pensée, Tit’Ikti ne renonça jamais à la
mission que lui avait confié les Alines. Il avait, environ un an après être devenu Haïnouk et
profitant d’une « réunion » de différents bateaux, envoyé un message aux Alines spécifiant ce
qu’ils avaient endurés et découverts. S’en suivit une correspondance assidue avec son pays natal.
Cependant, on avait fini par trouver son comportement bizarre et quelques incohérences dans ses
prétextes avait suffit à ce que les autres se méfient de lui.
Un jour, l’orage éclata …

Dans la cabine des O’Yrwaï on dort, c’est le petit matin. Seul Liv est réveillé. Hier soir, il a entendu ses parents discuter. Ils semblaient inquiets. Liv se tourne, regarde sa sœur endormie. Elle a treize ans, lui onze. Ils s’entendent à merveille. Il sait pourtant que la vie sur le bateau ne convient pas à Kida. Elle le lui à dit : un jour, elle s’en ira vivre sa vie. Mais pas tout de suite. Liv pense souvent à cela : Kida est la seule enfant que la vie sur le bateau ennuie. C’est étrange, se dit il. Il ne trouve pas d’explication à ce phénomène. Pas plus qu’il n’en a trouvé le jour où il s’est aperçut que certaines choses qu’il imaginaient devenait réelles.
Il est perplexe mais soudain, il entend un bruit : des pas. A cette heure ci ? Etrange, il croyait pourtant être le seul réveillé … On frappe à la porte. Violemment. Liv a peur. Il va réveiller ses parents. Tit’Ikti va ouvrir la porte. Ce sont des hommes, des Haïnouks. Ils font partit de la tribu. Liv se rassure. Il tourne la tête vers sa mère. Elle est effrayée. Elle réveille Kida précipitamment et l’oblige à s’habiller . Tit’Ikti et les hommes sont sortis. On entend des cris. Liv se sert fort contre sa mère et sa sœur. Ils attendent…Tout à coup on défonce la porte. Ce sont les hommes. Ils ont maîtrisé Tit’Ikti. Quelques mot glissés à l’oreille de la mère suffisent : Elle prend les enfants part la main et, sans un mot, monte sur le pont. Leur père les suit. Ils descendent l’échelle. Le bateau repart. Sans un regard, EM’alsy emmène sa famille avec elle, vers Valingaï… « Qu’est ce qui c’est passé, maman ? » demande Liv inquiet une fois qu’ils sont arrivés. « Nous rentrons en Gwendalavir, mon chéri. »

Et la chambre qu’ils avaient louée dans une auberge retomba dans un silence morne. Aucune autre explication ne fut donnée. Le lendemain, ils repartaient.
Kida, qui n’avait rien demandé la veille s’émerveilla de se voyage qu’elle savait pourtant sans retour.






~~~De 13 à 15 ans~~~



Ils passèrent près


de quatre mois à Hurindaï, le temps de faire le point sur leurs finances (les Alines envoyaient régulièrement de l’argent à Tit’Ikti) et de prévenir les îles de ce qui leur était arrivé. Malheureusement et au grand mécontentement du père de Kida, les îles décidèrent de couper les relations qu’ils entretenaient avec les O’Yrwaï, qui avaient échoués dans leur mission.
Commença ensuite le retour en Gwendalavir : Après avoir traversé le désert Ourou et la mer des Brumes (ce qui leur pris un mois) il touchèrent terre.
Ils s'installèrent dans une auberge située près de L’œil d’Otolep le temps de se procurer des chevaux, un chariot et de tracer leur itinéraire.
Kida était très excitée à l’idée de parcourir des contrées inconnues et passait toute ses journées dehors, à explorer. Au bout d’un mois, la décision fut prise : Ils rejoindraient la Citadelle des Frontalier où ils connaissaient un ami qu’ils n’avaient pas revu depuis plus de vingt ans. EM’alsy espérait qu’il les reconnaîtrait.
Ils partirent donc. Il leur fallu un autre mois pour se rendre à la Citadelle car les enfants, surtout Liv, traînaient et il fallait faire de nombreuses pauses. A leur arrivée, un groupe de soldats armés vinrent à leur rencontre et leur demandèrent ce qu’ils voulaient. Ceux-ci leur répondirent qu’ils souhaitaient voir Almimbdi Cil’ Farm. L'homme était un personnage important dans la Citadelle et un très puissant frontalier. On alla donc le chercher avec un sourire septique aux lèvre lorsque EM’alsy affirma qu’elle et le frontalier étaient amis.


Celui-ci arrive peu de temps après. Etonné. Très étonné. Il n’a pas d’amis. Il n’en a plus depuis plusieurs dizaines d’années et ne s’en plaint pas le moins du monde. Il est seul. Il aime être seul avec son fils. Il a bien eu une femme mais elle était morte il y a cinq ans. Il l’a regrettée, un peu. Juste le temps qu’il faut pour que son fils se dise qu’il était très triste. Oui, Nayissim est le seul être pour lequel il a quelques sentiment, depuis l’expédition qu’il a effectué aux Alines, environ vingt cinq plus tôt. C’est donc légèrement exaspéré qu’il descend voir qui sont ces visiteur inopportuns (chez lui, les visiteurs ne sont jamais opportun).
Il soupire : Pourquoi ne le laisse-t-on jamais tranquille ? Lui, tout ce qu’il veut, c’est combattre et apprendre à son fils à suivre ses traces. Il descend les derniers escaliers. Les visiteur sont la. Il ouvre la bouche, sans même les regarder : « Si vous… » . Il ne finit pas sa phrase. Et, dans un écho, les souvenirs lui reviennent : Une jeune fille, rousse. Avec des yeux d’un bleu si profond qu’il avait cru, en les voyant pour la première fois, retrouver le Pollimage. S’y noyer… Le nom de cette jeune fille, il l’avait presque oublié : EM’alsy. Ils étaient morts il y a de cela treize ans. Elle, son mari et sa toute jeune fille. Morts ?
« Bonjour, Alm’.» Alm ? Personne ne l’appelle plus comme cela depuis… Almimbdi se sent défaillir, il enjoint rapidement au deux gardes de sortir et prend deux minutes pour recouvrer ses esprits. Un sourire illumine ses lèvres. EM’alsy attend patiemment. Elle sait que son ami l’a reconnue. Celui-ci ne fait pas attendre sa réaction : il étreint fortement EM’alsy ainsi que toutes la famille qu’il n’a pourtant jamais vu.
Très vite, il demande une explication : quelques années après avoir quitté les Alines, il avait cherché à la retrouvée, mais on l’avait informé qu’elle, ainsi que son mari et sa fille, étaient morts. EM’alsy entreprend de lui raconter sommairement ce qui s’est passé. Très étonné, il accepte pourtant de bon cœur de les aider. Il les conduits donc dans un vaste appartement. Les enfants partageront la chambre de son fils et les parents auront droit à la chambre d’hôte. Parfait. Les O’Yrwaï s’installent donc dans leur « chez eux » temporaire avec une gaîté qu’ils ne cherchent pas à cacher : la peur de ces dernier jours s’est dissipée. Ils ont à nouveau un toit.


Si Almimbdi avait accepté aussi facilement de loger les O’Yrwaï, c’était pour une raison simple : il avait une dette envers EM’alsy. En effet, il s’était vu, vingt cinq plus tôt attribuer une mission périlleuse : Se rendre dans les îles Aline afin de glaner quelques informations. Seulement, dès son arrivée, on s’était aperçu de son origine et on avait tenté de se débarrasser de lui .Ce n’était que grâce à une intervention d’EM’alsy et de son père qu’il avait eu la vie sauve. Il avait ensuite logé chez eux quelques temps et était devenu très ami avec la jeune fille.
Il envoyait régulièrement de petites informations -qui ne portaient en rien préjudice aux Alines- en Gwendalavir et, l’empire lui enjoignant de rester, s’était installé là bas. Au bout de trois ans, voyant que son travail portait peu de fruit, l’Empire le rapatria et il n’eut plus de nouvelle de son amie.
Les O’Yrwaï s’installèrent donc à la Citadelle.
Kida, se voyant à nouveau sédentaire, entreprit de faire connaissance avec Nayissim Cil’ Farm. Ils devinrent bientôt très amis, passant toutes leurs journées ensembles. Très amis. Plus qu’amis. Beaucoup plus. Au fil du temps, Kida était tombée amoureuse de Nayissim. Et réciproquement. Ils filaient ce qu’on aurait pu appeler un « parfait amour ». Aurait pu…


Kida s’entraîne. Depuis quelques temps, elle apprend les rudiments du sabre. Elle déteste ça. Mais, comme dit Almimbdi, toute jeune fille doit savoir se défendre. Pourtant, elle n’est pas faites pour le sabre, elle le sait. Et elle répète le mouvement, celui que Nayissim lui a enseigné avant de partir, deux jours plutôt. En expédition. C’est au moins la vingtième expédition qu’il fait depuis deux mois. Mais Kida ne s’inquiète pas. Elle le sait capable de s’en sortir. Elle le pense capable. Elle le croit capable. Elle… ressent tout à coup une effroyable douleur au ventre. Cinq secondes. Elle se relève, titubante et approche sa main du pendentif qu’elle porte à son coup. Une pierre bleue accrochée à une très courte chaîne d’argent. Nayissim lui à offert un mois plus tôt. Tout à coup elle s’inquiète. Un horrible pressentiment l’envahit. Deux jours plus tard, on lui annonce que l’expédition a été attaquée par une horde de Raïs. Aucun survivant, semble-t-il.


Le coup que reçut Kida lorsqu’elle apprit la nouvelle n’eut d’égal que celui que reçut M. Cil’ Farm. Celui-ci ne dit plus un mot et EM’alsy tenta vainement de le réconforter. Devenu indésirable, les O’Yrwaï décidèrent de partir, ce qu’ils avaient, à vrai dire, prévu de faire depuis longtemps.



~~~De 15 à 16 ans~~~



Dans ce but, Tit’Ikti avait même acheté une ferme près du lac Chen.
Ils partirent donc pour le lac Chen.
Kida, elle, ne paraissait pas trop affectée par la mort de Nayissim. Le fait est qu’il n’en était rien. Elle avait subit un profond choc. Ils s’installèrent donc dans leur ferme. Mais EM’alsy s’inquiétait pour sa fille. Celle-ci passait maintenant tout son temps seule, grimpant ou s’entraînant au lancé de couteau (elle n’avait plus retouché à un sabre depuis qu’ils avaient quittés la Citadelle). Elle gardait néanmoins de bonne relations avec son frère et essaya de se faire quelques amis. EM’alsy se prit à espérer que sa fille redeviennent comme avant.
Kida avait en fait un grand besoin de solitude et de liberté : elle avait l’impression qu’un courant invisible la poussait dans une direction qu’elle n’avait pas choisit. Elle détestait ça. Tout son être lui criait de partir loin de sa famille, à travers le monde qu’elle habitait depuis près de deux ans. C’était cette même sensation qu’elle ressentait dans son bateau lorsqu’elle naviguait encore sur les pleines du Souffle. En pire. En bien pire. Et, à chaque fois qu’elle pensait à Nayissim, un incontrôlable tressaillement neveux s’emparait d’elle. Elle finit pourtant par le contrôler, avec peine.
Son père et sa mère avaient alors un bateau et naviguait sur le Lac et aux alentours. Ils faisaient même parfois la correspondance entre Al-Jeit et les rives du Lac. Rarement. On allait également envoyer Liv à l’académie des dessinateurs d’Al-Jeit, pour développer le don étrange qu’il avait et qui, en Gwendalavir, était considéré comme « normal ». Cependant, Tit’Ikti avait pris l’habitude de faire d’assez long voyages.
Seulement, un jour, il ne revint pas…


Tit’Ikti est parti depuis douze jours. Il revient aujourd’hui. Ou plutôt il devait revenir aujourd’hui… Il est déjà presque minuit. EM’alsy attend son mari. Jamais de sa vie celui-ci n’a été en retard. Jamais. Elle entend un bruit sur le toit. Kida vient de rentrée. Elle pense que sa mère ne sait pas qu’elle est sortie. Elle a tord. EM’alsy sait qu’elle sort tous les soirs, pour ne rentrer, souvent, que vers trois-quatre heures du matin. Sa fille échappe à EM’alsy. Tout comme son mari qui, elle le sait bien, ne reviendra pas.


Kida continua donc sa vie sans son père. Et, avec son père, le dernier lien qui la rendait un tant soit peu sociable s’était brisé. Peu de temps après, une femme du nom de Daoné Hil’ Nora s’installa à Al-Chen. Elle venait souvent sur les bords du lac pour pratiquer un étrange exercice qui consistait en un enchaînement de mouvement fluides et gracieux. Parfois, elle s’entraînait au combat. Kida l’avait remarquée et, depuis trois semaines, elle assistait, cachée dans un arbre et plus silencieuse qu’un murmure, aux entraînements quotidiens de la jeune femme. Ce n’était pas les gestes lents et inutiles que celle-ci faisait qui l’intéressaient, mais sa technique de combat plus qu’impressionnante. Un jour cependant Daoné s’arrêta, se posta dos à l’arbre…


« Tu peux descendre. »
Elle a prononcée cette phrase très doucement, pourtant Kida l’a parfaitement entendue. Un saute de l’arbre, aussi légère que le vent. Depuis la disparition de son père, elle s’entraîne assidûment et a fait d’immenses progrès.
« Je me demandait combien de temps tu allais mettre pour me demander de descendre… Qu’ai-je fait pour que tu te décides ? » Un sourire éclaire le visage de Daoné. Ainsi donc cette jeune fille a compris depuis longtemps qu’elle l’avait remarquée.
« Je pensais que tu te lasserais. Tu m’as prouvé le contraire. » Kida sait pourtant que Daoné a un autre motif. Elle reste donc silencieuse et, parvenant à ses fins, arrive ainsi à faire parler la maitre marchombre.


~~~ De Marchombre à Mercenaire~~~
16 ans



Ce jour, Kida devenait apprentie marchombre. Elle le resta pendant un an.
Daoné l’entraînait aux quatre coins de Gwendalavir.
Pendant sa courte formation, Kida fit de formidables progrès. Tellement formidable qu’un début de pensée sinistre vint un jour effleurer son esprit : la seule façon de savoir quel niveau elle avait atteint était de se mesurer à quelqu’un de véritablement fort. Son parcours en temps que marchombre pris un « tournant décisif » un soir d’août.
Elle avait eu seize ans un mois plus tôt…


« _Kida, le marchombre n’utilise pas son savoir pour dominer les autres.
_ Mais le marchombre est libre. Il a donc le droit de choisir dans quel but il veut utiliser son savoir. » Ce n’est pas une question. Daoné fait semblant de penser le contraire. Depuis quelques temps, son élève l’inquiète.
« _ Il existe des marchombres qui se sont tourné vers l’obscurité. On les appelle les mercenaires du Chaos. »
Une ombre passe dans le regard de Kida. Effrayante de volonté. Surhumaine tant elle est noire. Kida écoute les précisions de la marchombre. Une certitude l’envahit alors peu à peu. Depuis longtemps, elle trouve qu’être marchombre est monotone. Daoné la fait combattre, certes, mais cela ne lui rapporte rien. Elle remarque le coup d’œil inquiet de sa maîtresse. Décide de passer à l’action. Toute l’indécision qui l’a envahie durant plusieurs semaines s’est évanouie.
Elle se lève, prend toute les armes qu’elle possède et lance les armes de Daoné aux pieds de celle-ci. Daoné a compris. Elle essaie pourtant de raisonner Kida. Rien à faire. Elle s’empare alors de ses armes et le combat commence. Daoné va tuer son élève, pour le bien de tous.



Cinq minutes après, Kida galopait à toute allure. Seule. Elle laissait derrière elle un corps inerte. Daoné gisait par terre, regardant le ciel. Un de ses propres couteaux enfoncés dans son front. Jusqu’à la grade.
Kida se rendit à Al-Jeit. Décidée à trouver quelqu’un qui la guiderait jusqu'à la guilde des Mercenaires. Avec beaucoup de difficultés, elle finit par rencontrer un homme se nommant Farors Gil’Danm.

Celui-ci a eu vent d’une jeune fille qui se vente partout haut et fort d'avoir des informations très importantes sur sa guilde. Ce n’est pas courant. D’autant que, d’habitude, personne n’a envie de se mettre la guilde sur le dos…
Plus intrigué qu’autre chose, Farors entre dans la même auberge que la jeune fille, attend qu’elle s’en aille et la suit. Elle semble tout sauf dangereuse… Il va la tuer, pour lui apprendre. Ou plutôt, non. Elle est jolie. Il s’amusera avec avant de l’achevée.
Kida est ravie. Elle a vu que l’homme l’a suivie. Elle sait qu’elle va devoir se battre pour prouver sa légitimité au sein de la guilde. Tant mieux.

Kida affronta donc Farors et, au bout d’une heure de combat où elle avait essayer de montrer son talent, elle exposa sa demande. Farors allait frapper. Il s’arrêta net. Stupéfait de voir que non seulement cette fille savait se battre, mais qu’en plus elle l’avais attiré ici dans le seul but d’entrer dans la guilde !
Il avait eu moins d’une seconde d’indécision. Seconde qui avait suffit à Kida pour frapper. Trois traits de feu s’inscrivirent dans la jour de Farors. Ils formaient un « K ».
Ne relâchant pas sa prise, Kida réitéra sa demande. Plus violemment. Farors, après avoir pris un léger instant pour recouvrer ses esprits, lui répondit de le suivre. Il avait décidé de présenter cette fille au Conseil. Elle était très forte et, de plus, cachait très bien son jeu. Il avait même faillit se faire avoir par son air angélique. Il insista quand même pour lui bander les yeux. Kida se laissa faire, méfiante. Ils arrivèrent dans une sorte de grande salle sombre et apparemment souterraine. Kida était perplexe. Elle était sure de pouvoir se retrouver car elle avait bien mémorisé tous les détours que Farors n’avait pas manqué de lui faire prendre mais elle ne se rappelait pas être descendue.
Vingt et une heures, seize minutes, douze seconde et trois dixièmes plus tard, elle était Mercenaire du Chaos. Autour d’elle, trois morts...


~~~De 16 à 19 ans ~~~

Une fois devenue mercenaire, Farors, qui était un peu plus vieux qu'elle, lui enseigna tout ce qu'il savait. C'était un guerrier très doué, et Kida appris beaucoup à son contact. Comme elle n'avait pas d'appartement à Al Jeit, elle logeait chez lui et, bientôt, malgré les réserves tenaces de la jeune fille, ils devinrent amis.
Comme elle devenait de plus en plus forte, et qu'elle n'hésitait jamais à faire couler beaucoup de sang, quel que soit le motif, la rouquine se fit bientôt une petite réputation à Al Jeit, ce dont elle se fichait d'ailleurs complètement. Le seul avantage que cela lui apportait, c'était plus de combat, donc plus d'ennemis et plus de sang pour noyer la peine qui la rongeait jour après jour.
Bien qu'elle vive à Al Jeit, elle revoyait toujours sa mère qui était restée à Al Chen (et qui la pensait Marchombre) ainsi que son frère qui, lui, était pensionnaire à l'Académie des dessinateurs. Et, à chaque fois qu'elle les voyait, elle pensait à son père. Disparut. Disparut mais pas mort... Au fond, un espoir, un espoir malsain, insidieux, subsistait de le retrouver.
Et la Mercenaire n'aimait pas les espoirs. Elle préférait les détruire, ils étaient bien trop dangereux.
Alors, un jour, elle décida d'employer quelqu'un pour faire des recherche en pays Faël. Si cette personne trouvait son père, ou des indices de son existences, alors elle irait elle même. Sinon, elle abandonnerait l'idée qu'il soit encore en vie, et ce définitivement. Tant pis. Après tout, un de plus, un de moins,...
Elle chargea donc un Raïs de la besogne pendant qu'elle continuait à vaquer à ses occupations, toujours seule ou accompagnée de Farors.
Cependant, un jour, alors que Kida avait un peu plus de 17 ans, le Conseil, qui voulait la tester, lui donna une mission particulière:
Récupérer des documents secrets conservés par un sbire de l'Empereur très méfiant et les amener au siège du Conseil d'Al Poll.
C'était une mission bien plus périeuse, et bien plus longue que toutes celles qu'elle avait déjà faites -et réussites- auparavant, mais elle la reçu avec un contentement non dissimulé: elle allait enfin avoir un vrai challenge!
Elle entrepris donc de se rapprocher du-dit sbire, et, ayant jugé qu'il lui serait trop fastidieux de lui subtiliser les documents en présence de ses dix dessinateurs attitrés, elle décida d'opter pour la finesse: elle allait séduire le gentleman et, une fois seule avec lui, le tuerai. Aux vues de toutes ses protections et de sa façon de se déplacer, il ne devait pas être tellement plus difficile à battre qu'un enfant de 2 ans. Et pas un Haïnouk, encore...


Il vient d’entrer à Al-Vor. Kida suit cet homme depuis plusieurs jours. Six exactement. Cela fait plus de vingt quatre heure qu’elle n’a pas dormi. N’importe, la chasse est bientôt terminée. Elle a cerné sa proie. Elle sait où il cache ce qu’elle doit récupérer. Il lui a livré la dernière information qui faisait de sa vie un sens. Maintenant, elle va le tuer.
A cette pensée, les yeux de Kida se mettent à briller. Elle sort son couteau et se glisse dans la maison où l’homme vient d’entrer. Plus silencieuse qu’une ombre. Plus invisible qu’un murmure. Elle s’apprête à lancer son arme lorsque quelque chose la reteint. Oui, elle va s’amuser un peu. Elle s’assoit sur la fenêtre, couteau prêt à être lancé, vise et… poussa un léger sifflement. L’homme se retourne, très vite :
« _Aliz’ ? Mais que fait-t… » Il vient d’apercevoir le couteau.
« _Mais, Aliz’, ma chérie, qu’est ce que… ? » Kida lui envoie alors la lame dans l’épaule. Une lueur de haine dans le regard.
*Toi, tu ne m’appellera plus jamais « ma chérie »…*
Elle s’approche et murmure trois mots à l’oreille de l’homme. Promesse de mort.
« Mercenaire du Chaos ».
Sans attendre la réaction de l’homme qui lui avait sans hésité donné son amitié il y a un peu moins d’un mois, elle saisit le manche du couteau et lui ouvre une grande brèche dans le thorax. Il est mort. Ses yeux reflètent une horreur si grande que le sourire qui éclaire déjà le visage de Kida se transforme en un rire de joie intense. Clair, doux et sonore. A l’image de ce que pensent les gens d’elle.
Elle se penche, ôte délicatement une latte du plancher, fait tourner une sorte de molette, récupére des papier et se relève.
Elle s’apprête à s’en aller lorsqu’une pensée la retint. *Mon couteau*. Elle s’approche du corps inerte, saisit l'arme. Elle prend alors le temps de l’essuyer, lentement.
Lorsqu’elle sort, un soupir d’aise lui échappe. Elle s’assoit sur un muret et commença sa lecture, un sourire aux lèvres. Sil’Afian ne vas vraiment pas être content…



Ce soir là, Kida récupéra les papiers. Il lui fallait maintenant les ammener à Al Poll. Le trajet lui prit un peu de temps et, en route, elle rencontra une jeune Mercenaire, de son âge à peu près et qui se nommait Otlima. Très vite, il apparut aux deux jeunes filles qu'il serait judicieux de voyager ensemble, et, comme elles étaient intriguées l'une par l'autre, elles décidèrent de rester ensemble.
Au début, l'ancienne Haïnouk restait très méfiante avec sa nouvelle compagne de voyage, qu'elle testait continuellement. Cependant, au fil du temps et sans qu'elle s'en rende vraiment compte, elle commença à tomber le masque, et à se confier réellement à celle qui allait devenir sa première amie -avec Farors- depuis qu'elle avait quitté le bateau à 13 ans.
Puis, un peu pus tard, alors que les deux jeunes femmes passaient près du Lac Chen, une silhouette apparut. Courte, trapue, elle était familière à Kida. C'était celle de Grolkk, le raï qu'elle avait employé pour trouver des informations sur son père. Il l'avait cherchée, car il avait terminé sa mission qui, malheureusement, avait été un échec.
Cependant, la jeune femme, un avait un sens pratique développé, décida de proposer au Raï de l'accompagner. Cela, pensa-t-elle, pourrait se révéler utilise un jour où elle et Otlima aurait besoin d'aide.
C'est donc ce qui se passa. Et, au fur et à mesure du voyage ver Al Poll, Grolkk finit par s'intégrer à leur petit groupe. L'affrontement d'un troll qui faillit coûter la vie à la jeune fille les souda même bien plus que tout ce qu'avait prédit la rouquine et, une fois arrivée à destination, elle avait trouvé de vrais amis à qui elle pouvait se confier.
Et, même si chacun allait devoir repartir de son côté, elle sentait que la tristesse en elle avait un peu diminué. Pendant son voyage, elle avait compris, et accepté certaines choses, qui l'avait aidé a reprendre -un peu- confiance en le lendemain.
Après avoir laissé ses deux compagnon à Al Poll, Kida décida de rendre visite au père de Nayissim, qu'elle n'avait pas revu depuis la mort de celui-ci. Elle pensait- elle savait- qu'il était le mieux à même de la comprendre, et supposait que c'était réciproque.
En outre, elle s'était beaucoup attaché à l'homme pendant son séjour chez lui, et il était à présent comme un oncle pour elle.

On frappe à la porte de son appartement. Une fois. Deux fois. Trois fois.
Almbibdi regarde l'heure avec des yeux vides. Il est deux heures. Cela ne peut pas être important. Il n'ouvrira pas.
Après tout, à part la jeune Lys qui, de temps en temps, lui apporte à manger, et ceux qui viennent lui demander sa participation au Conseil, personne ne vient plus, chez lui.
Il faut dire, aussi, que la poussière, qui s'est entassé dans tout l'appartement et qui encrasse les fenêtres aux volets fermés ne sont pas des plus accueillants.
Autrefois, c'était Nayissim qui rangeait... Autrefois.
Combien de temps s'était écoulé, déjà, depuis sa dernière mission?
Le vieil homme soupire.
Quatrième frappement. Qui peut donc bien insister autant?
Enfin, Almimbdi se décide à aller ouvrir. Et, derrière la porte, la jeune femme ressemble à un fantôme. Celui de sa mère, Em'Alsy, au même âge. Mais le frontalier sait que ce n'est pas une vision de sa vieille amie qu'il a devant les yeux. Cette jeune femme là est différente. Elle dégage quelque chose de dangereux. Et, surtout, elle lui rappelle une époque qu'il aurait préféré oublié. L'époque où il croyait sincèrement que quelques années seulement le séparait du jour où elle deviendrait sa belle fille...
« -Kida! »

La rouquine observe le vieil homme sans vraiment pouvoir y croire. Plus maigre, plus petit, plus voûté que dans ses souvenirs, la flamme qui brillait dans ses yeux ne se retrouve plus qu'à l'état de braise mourante.
Sans réfléchir, elle se précipite pour l'enlacer, même si elle sait pertinemment que ce geste ne lui apportera pas de réconfort.
Plutôt étonné, Almimbdi ne réagit pas et se contente de lui demander ce qui l'amène.
Alors, Kida réfléchit rapidement. En réalité, elle ne sait pas vraiment pourquoi elle est là. Mais quelque chose lui dit qu'elle ne peut pas laisser le vieil homme dans cet état. Malgré son âge, il lui rappelle la jeune fille qu'elle était avant son voyage à Al Poll, et dont il reste toujours des traces aujourd'hui.
Hanté par un souvenir.
Elle sait ce que ça fait, et elle sait qu'elle peut l'aider. Alors, elle prend une grande inspiration et, sans penser à ce qui pourra lui arriver si le Conseil apprend ce qu'elle s'apprête à faire, elle se lance:
« -Je viens pour... te demander si je peux rester un peu chez toi. Quelques semaines. Deux mois, tout au plus. S'il te plait, Alm... »


Quelques minutes après, elle est installée dans la chambre qu'avait occupé ses parents cinq ans plus tôt. Celle où elle dormait avait été celée, et c'était tant mieux.
Pendant son séjour, elle entreprit tout d'abord de réhabiliter l'appartement de son hôte, puis, tout en lui préparant de quoi manger – si elle ne le faisait pas, il oubliait régulièrement de s'alimenter-
Petit à petit, il sorti du mutisme dans lequel il semblait se murer toute la journée, et ils discutèrent de sujets aussi diverses que variés, et la mercenaire fut impressionnée de constater l'étendue du savoir du frontalier.


Un jour, alors qu'elle s'entraine paisiblement dans une plaine en bordure de la Citadelle, à l'abri des regards de peur que quelqu'un de bien informé ne la reconnaisse comme une ennemie, elle entend un léger chuintement à sa droite. Elle se retourne et, en une fraction de seconde, tient en joue un homme. Mais, un instant avant de lancer l'arme, son poignet se bloque.
C'est Alm' qui se tient devant elle. L'air fatigué, son visage paraît encore plus creusé en pleine lumière.
Mais il sourit. En fait, c'est plus une sorte de grimace qu'un véritable sourire, néanmoins cela suffit à la guerrière qui n'a pas vu son visage se dérider jusque là.
Il y a aussi un autre changement: il porte son sabre, ce qu'il n'a pas fait depuis longtemps.
Un instant, Kida prend peur et pense qu'il veut l'affronter. Puis elle se reprend: rien, dans l'attitude du vieil homme, n'indique d'intention belliqueuse. Alors, elle lève un sourcil interrogateur, et, à sa plus grande surprise, il se met en garde.
« -Attaque moi. Je suis rouillé, mais j'avais un niveau dont je n'avais pas à me plaindre il n'y a pas si longtemps de cela. »
Et la Mercenaire s'exécute avec joie, enchainant les passes, les esquives et les feintes. La technique de son ami est impressionnante, néanmoins, au bout d'une petite heure, alors qu'elle commence réellement à se demander s'il lui est possible de gagner, Almimbdi a une seconde d'inattention, qui lui coûte la victoire.
Nullement déconcerté, l'homme, le couteau sur la gorge, plaqué à terre et essoufflé, fixe Kida avec une intensité troublante, et déclare:

« -Je le savais. »

Puis, après un moment de silence tendu, pendant lequel la jeune femme se prépare mentalement à être jetée dehors, un éclat de rire, grave et sonore, retenti partout dans la plaine. Et la mercenaire met un temps à réaliser d'où il vient: c'est Alm...


Pendant les trois mois durant lesquels Kida resta encore à la Citadelle, Almimbdi s'entraina avec elle tous le jours, lui transmettant tout le savoir qu'il pouvait.
La rouquine avait été très étonnée de la réaction du vieil homme, mais elle n'avait pas posé de question et, d'un accord tacite, ils n'en avaient pas reparlé.
Les progrès que fit Kida pendant cette période furent là encore considérables. Mais, surtout, elle en appris beaucoup plus sur son « oncle d'adoption », comme elle l'appelait, et elle eut le plaisir de le voir reprendre des forces de jours en jours.
Il lui appris même, un jour de désœuvrement, les rudiment de la stratégie, pour laquelle l'ancienne Haïnouk se révéla très douée. En vérité, la théorie sans aucune pratique ne l'amusait pas beaucoup, mais elle se pliait volontiers à l'exercice tant elle voyait que cela faisait plaisir à son ami.
C'est pendant une soirée comme les autres, alors que la mercenaire s'apprêtait à faire une ballade nocturne, un homme, pâle comme un linge, se présenta à la porte. C'était un frontalier, très jeune, et très inexpérimenté et maladroit, qui amusait beaucoup Kida. Voyant son visage paniqué, elle resta donc sur le rebord de la fenêtre de laquelle elle allait sortir, et fixa le nouveau venu jusqu'à ce qu'il daigne parler.
Il leur annonça, de but en blanc, que l'autre continent venait d'être englouti, et que des milliers de Valinguites qui avait débarqué dans le désert des murmures projetait d'envahir Gwendalavir.
Cette nouvelle causa tout de même un léger à la mercenaire qui, sous le coup de l'émotion, faillit glisser de sa fenêtre. Heureusement, elle se reprit, et après une petite heure de passable nostalgie -après tout, elle avait été heureuse de partir, elle n'aimait pas vraiment sa vie de Haïnouk, alors elle n'allait pas rester là dessus pendant plus longtemps!- envisagea le problème bien plus contraignant de milliers de gens sans terre, voulant envahir celle de leur voisin...
Rapidement, un sourire éclatant apparut sur son visage, tandis qu'il lui apparaissait que la situation serait des plus profitable à sa guilde, et, surtout, qu'elle allait bien s'amuser...
Seulement, si elle devait reprendre du service, il faudrait qu'elle retourne à Al Jeit, et, donc, qu'elle laisse Alm'...


La jeune femme jette un coup d'oeil à l'homme, d'âge mur, qui réfléchit à ce qu'il vient d'apprendre en fixant le feu. Elle se rappelle de son état à son arrivée, et sourit. Elle sait qu'elle doit aller, et que c'est aussi ce que lui conseillerait Alm'.
Discrètement, sans un bruit, elle quitte le salon pour aller préparer le peu d'affaire qu'elle a à emporter. Une fois cela fait, elle attend d'entendre Almimbdi s'endormir et, enfin, après avoir laisser quelques mots sur un papier du bureau de son ami, elle ouvre la fenêtre et disparaît dans la nuit.
Quelques secondes après son départ, un bruit retentit dans l'appartement. Une lumière s'allume et, lentement, le frontalier se relève, s'avance jusqu'à la fenêtre tout en se saisissant de la feuille de papier au passage, et, après l'avoir pliée pour en faire un magnifique oiseau, il la lance par la fenêtre.
De là où elle est dans les arbres, Kida peut apercevoir le sourire qui illumine ses lèvres. Elle reste un instant pour le regarder, puis s'en va, sans ramasser l'oiseau qui est tombé à quelques mètres d'elle.
Pas besoin, elle sait que le vieil homme n'a rien rajouté dessus. Toujours le même mot: merci.


Et la mercenaire retourna à Al Jeit, où elle entrepris de contacter sa Guilde, histoire de se tenir au courant de ce qui se passait chez les marchombes avant de repartir en chasse...


¤ Mise en situation¤

Un vent frais agita les mèches flamboyantes de Kida, qui resserra la cape blanche bordée de fourrure qu'elle portait autour d'elle. Un coup d'oeil vers le ciel lui apprit qu'il allait certainement bientôt pleuvoir. Elle fit la grimace et soupira. Elle n'aimait pas être mouillée lorsqu'elle avait beaucoup de vêtements sur elle, mais, étant donné qu'elle n'apercevait aucun arbre à l'horizon, il était peu probable qu'elle y échappe.
Ralentissant un peu l'allure, la jeune femme se perdit dans la contemplation de l'herbe verte qui ondulait au rythme des bourrasques. Peu à peu, ce spectacle la ramena quelques années en arrière, lorsqu'elle était encore sur le bateau Haïnouk. Un instant, elle se demanda ce qu'était devenus ses anciens amis, ou d'autres connaissances, comme la femme qui lui donnait toujours une sucrerie lorsqu'elle la croisait. S'ils s'en étaient sortis, ils devaient tous à présent être quelque part à l'Est de Gwendalavir, en train de lutter pour conserver les terres qu'ils avaient gagné.
La rouquine sourit, en repensant à quelques uns de ceux qu'elle avait connu vers l'âge de cinq ans. Elle ne doutait pas qu'ils s'était engagés sans hésiter dans l'armée de soldats valinguites. Peut-être les reverrait-elle un jour, après tout? S'il y avait bien quelque chose qu'elle avait appris depuis le temps où elle naviguait dans les Plaines Souffle, c'était qu'on ne pouvait jamais prévoir ce qui allait se passer.

Comme pour appuyer ses propos, des cliquetis métalliques retentirent quelques mètres derrière elle.
Kida aurait pu, rapide comme l'éclair, se retourner et lancer un de ses couteaux dans le front de l'homme le plus proche d'elle. Elle ne le fit pas. Et un large sourire éclaira son visage: une occupation toute trouvée venait de se présenter à elle. Évidemment, des gens qui faisaient autant de bruit rien qu'en dégainant leur arme ne lui seraient d'aucun secours pour son entrainement, néanmoins jouer au chat et à la souris l'avait toujours beaucoup amusée.
D'un coup, elle sauta arrière et, une fraction de seconde plus tard, après avoir effectué une magnifique vrille à deux mètres du sol, retomba au milieu du groupe de bandit qui avait manifestement eut pour intention de l'égorger avant de prendre son argent.
« -Messieurs! » les salua-t-elle, profitant de la seconde d'ébahissement qu'avait provoqué sa pirouette.
Puis, elle sorti deux de ses couteaux et, légère comme une plume, commença à virevolter autour des malfrats, traçant de fines estafilades sur la peau nue de leur bras et de leur visage tout en esquivant leurs coups, effroyablement lents. Sa cape immaculée tournoyait autour d'elle, lui donnant des airs d'ouragan blanc.
Lorsqu'elle lut dans leur regard apeuré le désir de prendre la fuite, elle s'arrêta et, fixant chacun des membres du groupe, sourit.
Ils étaient tous tailladés, et elle songea que bouger devait leur être une torture puisque les ouvertures faites par ses lames dans leur peau s'agrandissait à chaque mouvement.
Posément, alors qu'ils la fixaient comme de pauvres lapins devant un loup, elle déclara:


« -Je vais compter jusqu'à cinquante sept. Puis je vous poursuivrai. Et je tuerai tous ceux que je rattrape. »

A peine avait elle finit sa phrase que, grimaçant, les sept brigands se mirent à courir à toute jambe. De temps à autre, un cris de douleur retentissait, probablement du à leur blessure qui s'aggravaient à chaque seconde.
Et la Mercenaire comptait.
A vingt, ils avait déjà parcourut presque trois cent mètres, une distance considérable en si peu de temps.
Trente. Trois cent cinquante mètres.
Quarante. Moins de quatre cents mètres. Ils commençaient déjà à ralentir. Pitoyable. A croire qu'ils ne voulaient pas sauver leur vie.
Quarante trois. Deux hommes trébuchèrent et chutèrent. Ceux là, maintenant, n'avaient plus aucune chance. Gémissant, essoufflés, ils se relevèrent pourtant et se remirent à courir. Kida comptait si bas qu'il n'avaient probablement aucune idée d'où en était le décompte.
Cinquante. Quatre cent trente mètre, environ. La rouquine se mit en position de départ: les jambes fléchies, le corps légèrement penché vers l'avant.
Sept. Un des malfrat avait de plus en plus de difficultés à suivre le rythme et, bien que la vitesse de l'ensemble du groupe continuât à diminuer, il était nettement à la traine. La jeune femme l'observait qui se démenait pourtant pour suivre, la sélection naturelle opérant inéluctablement son effet.
Six.
Cinq.
Quatre.
Trois.
Deux.
Un.

La Mercenaire s'élança entre les herbes grasses, provocant un léger souffle qui s'ajoutait au vent pour les faire danser sur son passage.
Pendant sa petite mise en scène, les nuages s'étaient accumulés au dessus de la plaine, et la luminosité avait grandement baissée. Pour pimenter un peu la chasse, Kida donc décida de renoncer à sa vue.
En un éclair, ses yeux devinrent gris alors qu'elle rejoignait le premier brigand, dont elle entendait les battements de coeur pulser à lui en faire exploser ses tympans, hyper sensibles à présent.
C'est dans un noir total pour elle qu'elle éclata d'un rire léger, dément, avant de passer derrière l'homme qui hurlait des supplications ininterrompues pour lui enfoncer sa lame entre deux vertèbre, dans un doux chuintement, insupportablement long, qui envahit la tête de la Mercenaire et fit descendre un frisson de plaisir le long de sa colonne vertébrale.
Puis, d'un saut félin, elle se remit en route, et glissa à côté du deuxième malfrat pour lui enfiler un couteau en travers de la tempe, le laissant muet. Dans un bruit de succion, elle retira son arme du cadavre et la lança vers sa prochaine cible, se délectant du craquement de la boite crânienne lorsqu'il la transperça, et du bruit mat du corps tombant à terre, vaincu.
A partir de ce moment, les pensées de la Mercenaire se brouillèrent. Tout n'était plus pour elle à présent que la légère résistance du muscle contracté dans son agonie, que l'à-coup de l'os qui cède sous la pression du métal, que l'odeur âcre, enivrante, du sang dont le flot émettait une mélodies sans fin en se répandant dans la pleine, accompagné par les cris d'horreur et le long déchirement de la chair meurtrie, comme celui d'un tissu pris dans une branche.
Un coup de tonnerre retentit, et il se mit à pleuvoir, l'éclair illuminant le regard fou et les yeux anthracite de la fine silhouette blanche éclaboussée de taches carmin qui se dressait au milieux des sept corps gisant au sol dans toutes les positions possibles et les moins imaginables.
Comme un animal sauvage, Kida éclata d'un rire, plus strident cette fois, comme le hurlement d'un prédateur et, peu à peu, noyée sous la pluie qui devenait battante, et qui s'emparait de son esprit, l'emplissait tant le bruit devenait fort, elle se calma, tomba à genoux au sol, tremblante de fatigue.
La vue lui revint peu à peu, et elle cligna plusieurs fois des yeux pour chasser l'eau qui coulait du ciel et ruisselait sur ses joues, comme des larmes.
Puis, tranquillement, et comme si elle avait été en plein milieux d'un pique-nique, elle sortit une pochette remplie de baies de son sac, et commença à les manger pour récupérer un peu d'énergie. Une fois cela fait, elle se releva, regarda avec dégout sa cape pleine de boue et de sang avant de l'abandonner à terre et de repartir à petite foulées dans la directions d'où elle était venue, appréciant le liquide qui coulait sur sa peau à présent peu couverte, malgré le froid. Elle s'étira, et un soupir de contentement lui échappa, alors qu'elle jetait un dernier regard en arrière, pour regarder les vestiges de son combat.
Un léger rire, cristallin et inocent, lui échappa quand elle pensa à la tête qu'Almimbdi allait faire en la voyant rentrer, trempée et en short et bandeau en plein hiver, et elle accéléra le pas en se rappelant qu'il n'aimait pas qu'elle soit en retard pour le diner.
Elle s'était vraiment bien amusée.




Dernière édition par Kida le 2010-02-14, 19:20, édité 10 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.fictionpress.com/u/707331/MandarineKida
Ike
Esclave.


Nombre de messages : 586
Age : 23
Métier : Rédempteur
Date d'inscription : 05/10/2006

Curriculum Vitae
Métier: Rédempteur
Rang:

MessageSujet: Re: Kida O'Yrwaï°°•○ v.2   2009-11-06, 20:03

J'aime beaucoup le "petit" rajout.
Very Happy Rolling Eyes

_________________
Crash, crash
Burn!



₪ ø lll ·o.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kida
~| Glorieuse Malédiction
avatar

Nombre de messages : 1254
Age : 25
Localisation : ~Là où l'on peut tuer~
Camp : ...Celui du Chaos...
Métier : Mercenaire du Chaos XD
Date d'inscription : 19/11/2006

Curriculum Vitae
Métier: Mercenaire du Chaos...
Rang: Maîtresse

MessageSujet: Re: Kida O'Yrwaï°°•○ v.2   2009-11-07, 00:31

Eh bien on fait ce qu'on peut, mon cher! =p
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.fictionpress.com/u/707331/MandarineKida
Ike
Esclave.


Nombre de messages : 586
Age : 23
Métier : Rédempteur
Date d'inscription : 05/10/2006

Curriculum Vitae
Métier: Rédempteur
Rang:

MessageSujet: Re: Kida O'Yrwaï°°•○ v.2   2009-11-07, 01:14

Avec ce qu'on a, c'est ça ?
Je comprends mieux alors. Rolling Eyes

_________________
Crash, crash
Burn!



₪ ø lll ·o.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysis
::Modo::
avatar

Nombre de messages : 836
Age : 23
Localisation : Là où la brume me guidera..
Camp : Le mien
Métier : .: Marchombre :.
Date d'inscription : 10/11/2006

Curriculum Vitae
Métier: Marchombre
Rang:

MessageSujet: Re: Kida O'Yrwaï°°•○ v.2   2009-11-07, 04:14

Boah qu'est-ce qu'il y a Ike ? Ö

So Kida, ta fiche est vraiment bien! Mais je te conseille de te relire car j'ai remarqué pas mal de fautes d'inattention. (Pluriel, conjugaison, fautes de frappe parfois...)
Et puis une p'tite chose, pourquoi mets-tu frontalière dans métier si tu es mercenaire du chaos ? =S
Bref bon courage pour finir ta fiche.

Au fait j'oubliais, c'est quoi cette histoire d'esclave dans ta sign' là ?! ><"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Asmah
*Admin Fantaisiste*
avatar

Nombre de messages : 1068
Age : 28
Localisation : Dans un champ de pâquerettes
Camp : c'est un concept qui Nous échappe
Métier : Queen Of Fantasy
Date d'inscription : 07/06/2007

Curriculum Vitae
Métier: Marchombre
Rang: maîtresse

MessageSujet: Re: Kida O'Yrwaï°°•&#9675; v.2   2009-11-07, 05:07

Ouais en effet j'ai pas saisi le coup de frontalière, je me suis dit "dans l'histoire elle va le devenir" eh bah non, j'suis bluffée xD
Sinon rien à rajouter à ce qu'a dit Ysis, rebienvenue et je serais ravie de te donner ton check quand tu auras fini et peaufiné l'ensemble.

Ysis, c'est le nom de celui qui le lit qui s'affiche sous sa signature, ça fait presque un an déjà, et elle n'a encore trouvé aucun esclave, t'inquiètes king

_________________


Spoiler:
 


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysis
::Modo::
avatar

Nombre de messages : 836
Age : 23
Localisation : Là où la brume me guidera..
Camp : Le mien
Métier : .: Marchombre :.
Date d'inscription : 10/11/2006

Curriculum Vitae
Métier: Marchombre
Rang:

MessageSujet: Re: Kida O'Yrwaï°°•&#9675; v.2   2009-11-07, 15:25

Fieeeuhw' énorme. xD
Pas de moqueries pleease... x')
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kida
~| Glorieuse Malédiction
avatar

Nombre de messages : 1254
Age : 25
Localisation : ~Là où l'on peut tuer~
Camp : ...Celui du Chaos...
Métier : Mercenaire du Chaos XD
Date d'inscription : 19/11/2006

Curriculum Vitae
Métier: Mercenaire du Chaos...
Rang: Maîtresse

MessageSujet: Re: Kida O'Yrwaï°°•&#9675; v.2   2010-02-14, 19:14

Ah euh, pour "frontalière", c'est une erreur d'innatention aussi, je pensais à autre chose!^^'
Yup yup, je me relierai, surtour que les 3/4 de l'histoire date de y'a 3 ans quand j'ai fait ma première fiche, et c'était PIRE que maintenant, pour l'orthographe!
Mais j'ai de l'espoir d'en trouver un! Je vous assure!

EDIT 14/02: Avec un peu de retard, j'ai fini ma fiche. J'ai survolé l'ancienne partie de l'histoire et corrigé quelques fautes, mais j'avoue que j'ai eu un peu la flemme... >< Voilà!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.fictionpress.com/u/707331/MandarineKida
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Kida O'Yrwaï°°•&#9675; v.2   

Revenir en haut Aller en bas
 
Kida O'Yrwaï°°•&#9675; v.2
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Izaya Kida
» Kida (fini)
» Équipe 2 [EP]
» Izaya Orihara - Underground - [Indéfini]
» Prédéfinis du manga

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Présentation :: Présentations Validées-
Sauter vers: